Comment optimiser l’utilisation du simulateur de conduite ?

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Depuis l’arrêté du 16 juillet 2019, il est désormais possible d’effectuer jusqu’à dix heures de formation sur simulateur de conduite dans le cadre de la formation au permis B. Toutefois, l’usage et le succès de ces outils varient considérablement selon les auto-écoles. Il est donc crucial de réfléchir en amont aux nombreux enjeux liés à cette solution technique.

Les avantages économiques et écologiques

Les bénéfices économiques et écologiques des simulateurs de conduite ne sont plus à prouver. En effet, un simulateur coûte entre 0,5 et 1,5 fois le prix d’une voiture (achat ou location longue durée) tout en ayant une empreinte carbone réduite. Son coût d’utilisation est également moindre : il ne consomme pas de carburant, ne nécessite pas d’assurance, n’émet pas de polluants atmosphériques et ne présente aucun risque d’accident. De plus, il n’occupe pas de place de stationnement et ne tombe pas en panne mécanique.

Une meilleure optimisation du temps de formation

Le simulateur permet une meilleure gestion du temps pour les élèves comme pour les enseignants. Il ne requiert ni pauses ni disponibilité spécifique des moniteurs. Accessible durant les horaires d’ouverture du bureau, il offre la possibilité de prévoir les premières leçons dès l’inscription, ainsi que l’évaluation ou la validation du code (ETG), même lorsque les plannings des enseignants sont saturés. Ces heures sur simulateur sont également intégrées au calcul des ETP (sous contrôle et encadrement), et se terminent souvent par des débriefings personnalisés.

Des usages variés selon les établissements

L’utilisation des simulateurs varie largement selon les auto-écoles. Si certaines en font un usage intensif dès le début de la formation, d’autres préfèrent les réserver à des besoins spécifiques : apprentissage des bases théoriques ou entraînement sur des manœuvres complexes. Le simulateur offre aussi un environnement idéal pour les élèves débutants ou ceux ayant des difficultés particulières (troubles dyslexiques ou visuels). Il est également utile pour les élèves étrangers maîtrisant mal le français grâce à ses options multilingues.

Accompagner la mise en place du simulateur

Pour maximiser l’efficacité du simulateur, il est essentiel d’accompagner sa mise en place avec une réflexion approfondie. Les enseignants doivent être formés à son utilisation afin d’en tirer pleinement parti. Un travail collaboratif entre équipes pédagogiques est également recommandé pour intégrer cet outil dans le parcours global des élèves.

En conclusion, bien utilisé, le simulateur représente une solution innovante qui optimise la formation au permis B tout en répondant aux enjeux économiques et écologiques actuels.

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